L'assassin de Massinissa Guermah bientot libre
Un gendarme,assassine un lycéen Massinissa Guermah d'une rafale d'arme automatique dans les locaux de la brigade de gendarmerie d'Ait-Douala en Kabylie le 18 avril 2001. Le ministre de l'intérieur justifie le crime en affirmant que le jeune homme n'était qu'un voyou! La population de la localité, puis celle de toute la région manifestent pacifiquement leur colère. Les forces de répression tirent à balles réelles, faisant plusieurs dizaines de morts et des milliers de blessés. C'est le "printemps noir" de Kabylie. Novembre 2002. Le gendarme qui a mis le feu au brasier qui a emporté à ce jour 122 personnes et fait des centaines de handicapés, vient d'etre jugé par le tribunal militaire de Blida qui l'a condamné à...2 ans de prison. C'est la sanction prévue normalement pour un simple larcin! Un verdict qui constitue une insulte à la justice, le mépris de la vie, une provocation supplémentaire à l'encontre de la Kabylie. Les parents du jeune Massinissa avaient pourtant réclamé un procès public devant une juridiction civile, le président de la république avait promis des sanctions exemplaires contre les auteurs et responsables des crimes commis en Kabylie et la population a dit et continue de dire non à l'impunité. Dans 5 mois, le gendarme assassin aura purgé ses 2 ans de prison et retrouvera la liberté alors que les abominables blessures infligées à la Kabylie depuis près de 20 mois restent béantes et la douleur lancinante. Cette parodie de justice jette une fois de plus la lumière sur cette "justice", simple instrument de pouvoir en Algérie. En attendant, le combat pour la démocratie, la dignité, l'amazighité, la liberté, la laicité et les droits de l'homme continue...